Tir Na Bealtaine

Jeu de rôle médiéval fantastique original et non censuré (NC-18)
 
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Informations pour le roleplay
Saison du faucon, Mois de Samonios.
En ce jour, le temps est ensoleillé et le ciel dégagé. La nuit reste fraîche pour la saison, mais les étoiles sont magnifiques !


Journée : 24°C à l'ombre
Nuit : 18°C


Rumeurs

"La forêt n'est pas sûre la nuit, j'ai entendu dire que de jeunes femmes s'étaient faites violer par des créatures étranges et inconnues !"
"Il paraît qu'il y a une annonce coquine sur le panneau d'affichage de Valsambre...!
Oh, et moi qui pensais qu'on ne mettait que des propositions de contrats."

"J'ai entendu dire que des gens capuchonnés traînaient près du cercle de pierre et kidnappaient des nouveaux arrivants."

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 Une âme rongée par la culpabilité.

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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Une âme rongée par la culpabilité.   Dim 15 Mai 2016 - 19:45

Saison du Faucon,
Samonios,
Pleine Lune, Jour 3. ( Début de soirée )

Quand Mathias avait rouvert les yeux, il faisait nuit noire dans les marais. Il s'était secoué les miches et remit les esprits en place bien vite. En laissant son regard balayer de manière circulaire la pièce, il ne vit aucune trace de la succube. Seul des petits bouts de papiers blancs étaient éparpillés sur le sol couvert d'une épaisse crasse noirâtre. Sous les rayons de la pleine lune, ils brillaient comme un ciel étoilé. Le facteur ne prit même pas la peine de les ramasser.

Droit sur ses jambes, il sentit son corps courbaturé craquer de partout. Force était de constater qu'il avait passé son après-midi et son début de soirée dans les vapes. Cette catin Locmorienne l'avait bien eu. Non seulement l'équilibre des pouvoirs sur l'île pouvait être complètement chamboulé à cause de lui, mais en plus il risquait de perdre son emploi. Nul doute qu'il se ferait emmerder pour n'avoir pas livré la lettre à son destinataire. Cette conne l'avait réduite en miette. Il pourrait tenter le coup du "elle est tombée dans une flaque d'eau, j'ai du la jeter...", mais il risquait sa peau au final. Aucun homme, même aussi con qu'il soit, ne croirait un tel mensonge en sachant le contenu précieux que renfermait la lettre. Il était foutu. Mieux valait se cacher un petit temps.

Mathias rentra dans sa piaule des résidences publiques et prit quelques affaires. Il mit le tout dans le sac qui lui servait à transporter le courrier et partit en direction de l'auberge. Là-bas, il passa la fin de la soirée et toute la journée du troisième jour de la pleine lune à picoler.

Putain d'vie...

Tout ça pour une partie de baise. Il avait trahit son village et peut-être mis ses amis dans la merde, pour une putain d'baise! Il avait envie de se flinguer, mais ici y'avait pas d'quoi.  

*T'as déconné grave Miche-miche !* pensa-t-il en regardant le fond de son verre d'absinthe. Il le leva au dessus de sa tête pour en demander un autre.

Une fois bien torché et les yeux rouges, il quitta l'auberge son sac sur le dos. L'après-midi était bien avancée. Il ne savait pas trop où aller pour le moment. Son instinct lui disait de ne pas se faire voir à Valsambre pendant quelques jours. Trop dangereux pour lui. D'ailleurs, il prenait bien soin désormais de garder sa pierre sur lui. L'immortalité, il y tenait maintenant. Lui qui avait tendance à la laisser chez lui, car trop encombrante et pas assez virile à son goût, ne la quittait plus.

Après quelques minutes de marche maladroite et vacillante aux abords de la forêt, il pensa à Rose et à sa promesse d'aller la voir. Il se dit que le manoir serait une bonne option pour se planquer un temps. En repensant au baiser qu'il avait échangé avec Rose sur les pavés d'une ruelle de Valsambre, il se sentit coupable. Il grimaça en repensant à ce qu'il avait fait. C'était pas un type bien, non, juste un sale queutard. Elle méritait mieux que lui c'est certain. Putain, il avait vendu son âme pour une paire de cuisse et une forte poitrine.

Arrivé devant la porte du manoir, il passa ses mains sur son visage et se claqua les joues deux fois, histoire de dégriser un peu. C'était décidé. Il mentirait. Ce serait trop difficile pour lui d'affronter le regard plein de reproche de Rose. Trop difficile pour lui de la voir le haïr. Non, mieux valait crever en enfer et vivre de bons moment avec elle, plutôt que d'avouer ses conneries. Autant vivre avec et tenter de rattraper discrètement le tir.

Mathias tapa trois fois avec force sur la lourde porte du Manoir. Bien qu'il se forçait, il reprit son sourire joyeux pour ne pas éveiller les soupçons. Quand la porte s'ouvrit, avant même de vérifier que ce soit elle, il dit de sa voix suave et rieuse:

-"Salut ma belle, je t'ai manqué?"
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Dim 15 Mai 2016 - 23:18

L'installation de Rose et d'Herbert dans le vieux manoir délabrée, et les premiers jours de la pleine lune avait été riche en émotions pour la jeune femme. La découverte que son ami était capable de jouer les filles de l'air pendant sa transformation, même en étant enchaîné dans une cave à la porte fermée. L'invitée que le loup blanc avait ramené au manoir, et la découverte qu'il y avait aussi un être qui n'appréciait pas leur présence et le faisait savoir de façon tonitruante avait un peu émousser l'énergie de Rose.

L'après midi touchait à sa fin. Le soir tombait doucement sur le manoir, annonçant une nouvelle nuit qu'elle espérait moins éprouvante que les précédentes. Elle avait enchaîné Herbert dans la cave aux lapins, en prenant soin d'enrouler une chaînette d'argent autour des poignée, espérant que ça suffirait à le décourager de trifouiller la serrure. Ensuite elle avait fait un brin de ménage dans la cuisine où ils avaient pris un dîner précoce. Leur invitée s'était retirée tôt. Elle n'avait pas encore digéré son arrivée dans se monde. A sa décharge, il fallait reconnaître que les événements concomitants à son réveil dans le cercle de pierre ne l'avait pas aidé.

Rose s'assit sur une chaise, pour souffler un peu. Elle venait juste de poser ses fesses sur le bois de la chaise quand elle entendit frapper brutalement à la porte d'entrée. Elle se releva comme un ressort. Elle ne voyait pas qui pouvait venir à une telle heure, mais ce qui l'inquiétait surtout c'était que les coups de butoir contre l'huis risquaient de réveiller Nathuane et de l'affoler. Rose quitta la cuisine en coup de vent, prenant un couteau au passage, juste au cas où pour aller ouvrir.

Lorsque le battant dévoila son visiteur du soir, elle ne put s'empêcher de hocher un sourcil dubitatif. Mathias. Malgré son salut charmeur, elle pouvait voir qu'il avait mauvaise mine. Il ne semblait pas très frais le séducteur. Il avait les yeux rouges, injectés de sang, elle devina des relents d'alcool dans son haleine. Pourtant, elle ne pensait pas qu'il soit porté sur la bouteille.

- « Visiblement, c'est moi qui t'ai manqué. »
répondit-elle en s'écartant pour le laisser entrer. « Je ne te demande pas comment tu vas. C'est assez visible que tu as abusé ces derniers jours. » le taquina-t-elle.

Elle l'observa. Il avait l'air surtout fatigué, vaguement inquiet, même s'il s'efforçait de le masquer. Rose sentait ce genre de choses. Elle pinça les lèvres.

- « Allez, entre. Tu as mangé quelque chose aujourd'hui ? »
demanda-t-elle en le guidant vers la cuisine.

Rose se demandait ce qui lui était arrivé. Bien sûr il lui avait dit qu'il passerait la voir au manoir pendant la pleine lune pour s'assurer qu'elle allait bien, mais elle avait l'impression que ce n'était pas son inquiétude pour elle qui avait guidé ses pas ce soir, mais plutôt le besoin de trouver un endroit avec des gens sur qui il pourrait compter. Un endroit sécurisant. Mais elle préféra ne pas l'interroger, en tout cas, pas tout de suite. Pas tant qu'il n'aurait pas le ventre plein, et l'esprit plus clair. S'il était sage, peut être l'inviterait-elle à passer la nuit au manoir. Elle devait avouer qu'elle était contente d'avoir quelqu'un pour lui tenir compagnie dans cette grande bâtisse pendant cette nuit où elle ne pouvait pas compter sur la bienveillance d'Herbert.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Lun 16 Mai 2016 - 0:06

Apparemment les deux gifles et l'essuyage de face n'avait pas suffit à camoufler la mine grise du jeune homme. Dommage, il aurait voulu faire bonne impression plutôt que de passer pour un pochetron. Rose se poussa de l'entrebâillement de la porte pour le laisser entrer. Mathias pénétra dans le hall d'un pas titubant, manquant de bousculer Rose au passage. Ce n'était pas son genre de ne pas tenir l'alcool. Bien au contraire. C'est vous dire les litres qu'il avait pu enquiller à l'auberge. Il était bien imbibé le pauvre homme.

La jeune femme le taquina en l'accusant d'avoir bu plus que de raison. Mathias lui servit un large sourire. C'était bon de se chamailler avec elle. Cela rendait l'ambiance familiale et décontractée.

-"Bien sûr que tu m'as manqué ma Rosa. Comment oublier des lèvres aussi douces. Héhé. Attends...moua boire? Tatata, point du touuuut. Je suis sombre. Enfin, j'ai bu un peu de bière, mais booon. Je tiiens super bien l'alcool. C'est ces foutu danseuses de l'auberge. Elles m'ont forcée la main. Business is business qu'elles ont dit."

Un fois dans le hall, il leva la tête de ses godasse pour regarder autour de lui. L'endroit était sombre et un peu glauque. On sentait que le duo insolite avait tenté de le rendre plus frais et agréable, mais pour le moment, mise à part la propreté, le bâtiment restait vieux et délabré. Le manoir donnait les chocottes. Comment Rose arrivait-elle à rester seule la nuit dans un endroit pareil? Le facteur eut un profond respect pour ce bout de femme que rien n'effrayait. D'ailleurs, heureusement qu'il y avait Rose, elle rendait l'endroit chaleureux. Sa patience, son sourire taquin, son accueil et son hospitalité. Le rital accepta l'offre du repas, il n'avait effectivement rien mangé.

-"Je veux bien, merci. Je n'ai pas encore souper"

Bon, la vérité est qu'il n'avait pas mangé de la journée, trop occupé à noyer sa colère et sa culpabilité dans l'alcool. La perspective d'un repas chaud le tentait bien et commençait déjà à le rendre plus lucide. Se retenant de tanguer, il suivit Rose jusqu'à la cuisine et s'assit sur la première chose venu. Probablement une chaise. Il se concentra en plissant ses yeux rougit et parla le plus naturellement possible.

-"J'avais dis que je viendrai te rendre visite et je le fais. Comment tu t'en sors? Pas trop de problème avec cette vieille baraque? "

Mathias regarde la cuisine, bien rangée et accueillante d'une certaine manière.

-"T'as l'air d'être une vraie fée du logis ma Rosa."

Il sourit en riant, évitant de justesse le hoquet qui menacer de remonter. Les yeux taquins tel un macho qui aime découvrir les talents d'intérieurs d'une femme qui lui plait.
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Mar 17 Mai 2016 - 11:49

Mathias nia avoir bu plus que de raison. Soutenant qu'il était « sombre », mais reconnut qu'il avait bu un peu de bière pour faire plaisir aux danseuses de l'auberge de lui avoir forcé la main, mais qu'il tenait très bien l'alcool. Rose ne doutait pas que le jeune homme avait pu se laisser tenter. Il avait du mal à résister aux femmes, surtout quand elles étaient peu vêtues et avaient des formes généreuses. Pour le reste de ses affirmations, c'était moins évident.

- « Oui, il est évident que tu es totalement sobre... ta démarche et tes yeux prouve aussi que tu tiens super bien l'alcool, ou alors c'est que tu as bu plus que ce que tu as bien voulu avouer. »


Une fois entré dans le hall il observa l'endroit avec un air dubitatif. Comme s'il doutait que cet endroit puisse faire un logement acceptable. Elle savait très bien ce qu'il pensait. Il fallait reconnaître que de nuit, la vieille bâtisse avait quelque chose de vaguement inquiétant. Surtout sachant ce qui était enfermé dans la cave, et ce qui rodait dans les couloirs, mais elle préféra ne pas lui en parler. Finalement, Rose s'était habituée à vivre ici. Elle préférait une bâtisse délabrée avec un intrus soupe au lait qu'ils ne voyait jamais qu'une porte cochère pour dormir.

Mathias lui confirma qu'il n'avait pas encore souper et qu'il serait heureux de manger un morceau avec elle. La jeune femme plissa les yeux en l'observant. Mwouai, d'après elle, il n'avait pas encore souper, ni dîner, ni même déjeuner et peut être depuis plusieurs jours. Elle trouvait qu'il avait la tête de quelqu'un qui vient de passer plusieurs jours à faire la fête et qui s'est réveillé dans une poubelle, avec une sérieuse gueule de bois et quelques regrets de ce qu'il a pu faire pendant ces moments là.

Il la suivi jusqu'à la cuisine, tanguant vaguement sous le regard désapprobateur de la jeune femme et se laissa lourdement tomber sur une chaise.

Pendant qu'elle attrapait une assiette pour son amis et remettais le ragout sur la cuisinière pour le réchauffer, il en profita pour changer de sujet, lui disant qu'il tenais sa parole, et qu'il venait s'assurer qu'elle allait bien et n'avait pas trop de problèmes avec le manoir.

Rose sourit en dressant la table et en remplissant un pichet d'eau claire à l'aide de la pompe qui se trouvait dans un coin de la cuisine. Elle apporta le ragoût qu'elle avait préparé avec quelques morceaux de lapins et des racines et herbes qu'elle avait trouvé dans le jardin.

- « Comme tu le vois, je vais bien. Je prend mes marques. Nous sommes loin d'avoir rendu habitable toutes les pièces de cette immense bâtisse, mais nous avons des chambres, une cuisine, un toit au dessus de nous, et une porte qui ferme à clef. Donc, je trouve que c'est une évolution bien appréciable par rapport à mes nuits à l’abri de portes cochères. »

Il regarda la pièce autour de lui. Rose s'était efforcée de rendre la cuisine aussi accueillante et fonctionnelle que possible. Il lui fit une réflexion espiègle sur ses dons de fée du logis avec son ton de macho heureux de voir une femme à sa place dans une cuisine. Rose lui lança un regard faussement sévère avant de hausser les épaules :

- « Que veux tu, maintenant que nous avons nettoyer cet endroit, il faut bien l'entretenir un minimum. Et la cuisine est l'endroit où nous passons le plus de temps. C'est la pièce la plus chaleureuse de la maison grâce à la vieille cuisinière a bois qu'Herbert à découvert et que nous avons pu remettre en état de marche. »

Elle jeta un coup d’œil espiègle au jeune homme.

- « D'ailleurs, j'aurais besoin de tes bras quand tu auras fini de marché et repris des forces. Il faut que je rentre un peu de bois pour cette nuit. »

Elle prépara une tisane qui soulagerait l'estomac ravagé par l'alcool de son ami, avec des feuilles de menthes et des racines de mélisse et la posa sur la table pour qu'elle infuse.

- « Mais avant ça, tu devrais manger un peu, et accompagner ton repas de cette infusion. Ça te fera du bien. »
dit-elle en s’asseyant à table avec lui.

- « Et puis tu pourras aussi m'expliquer où tu avais disparus ses derniers jours, et pourquoi Valsambre n'a plus de facteurs. » dit-elle avec un sourire énigmatique.

Oui, Rose était curieuse et elle avait entendu les gens du village se plaindre que depuis quelques jours, le courrier ne leur était plus livré. Elle s'était inquiété de la disparition du facteur. Malgré ses manières cavalière, elle aimait bien le jeune homme ait aurait été triste qu'il lui arrive malheur. Même si elle l'avait bien caché, elle avait été soulagé de le découvrir devant sa porte ce soir. Même en piteux état.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Mar 31 Mai 2016 - 20:37

Mathias huma avec envie et plaisir les effluves qui émanaient du ragoût. L'assiette trônait devant lui, bien pleine. Elle était appétissante. Le genre de repas que l'on aime manger bien au chaud chez soi les soirs d'hiver. Même si, sur cette foutu île, il n'y avait pas de saison. Malgré tout, es nuits n'étaient pas toujours bien chaudes près de la forêt. Et il était bien agréable de se tenir près d'un foyer, cela donnait un côté plus chaleureux à la vieille bâtisse.

Il plongea la cuillère dans le ragoût et en prit une belle bouchée. Il était délicieux. Cette femme avait donc tout pour lui plaire! Elle était presque aussi bonne cuisinière que sa mère. Ce qui était un très bon point, en plus d'avoir de belles fesses et des lèvres douces. Il l'écoutait parler tout en mangeant. Elle lui expliqua s'être plutôt bien adaptée à sa nouvelle vie au manoir. Les lieux n'étaient pas si désagréables selon elle. Elle se complaisait à s'occuper du manoir. En clair, une certaine routine agréable s'installait entre elle et Herbert, de quoi faire naitre une pointe de jalousie chez le facteur. Le canidé avait tout pour plaire à Rose. Il avait de bonnes manières et des principes concernant les femmes.

Rose déposa une infusion devant Mathias qui ne pu s'empêcher de grimacer. De l'eau chaude parfumée, voilà bien une boisson de gonzesse. A la limite, il n'aurait pas dit non à un verre d'absinthe. Ne dit-on pas qu'il faut soigner le mal par le mal? Il connaissait des régions où cela se faisait, dans son univers.

La jeune femme lui proposa de l'aider à rentrer du bois après son repas et le rital acquiesça de la tête tout en mangeant. L'homme loup avait ses inconvénients. Une fois par mois il ne servait à rien, comme les femmes d'ailleurs, et Rose était en manque d'homme. Heureusement pour la jeune femme, Mathias était là pour l'aider. Il pourrait en profiter pour faire une démonstration de sa force et de sa virilité en portant plus de bois que de raison.

Mais ça, ce serait après cette foutue infusion. Le facteur la porta à ses lèvres et grimaça dès le liquide en bouche. Quelle horreur. C'était vraiment fort en menthe. Toutefois, il devait reconnaître qu'une fois dans son estomac, la tisane fit son effet. Au bout de quelques minutes, alternant entre ragoût et infusion, Mathias dû avoué que Rosa savait y faire avec les hommes bourrés. En fait, elle était la femme parfaite. Il n'avait plus le sentiment de transpirer de l'alcool et encore moins celui de faire la traversée de l'atlantique en solitaire.

Assise face à lui, Rose lui demanda pourquoi Valsambre n'avait plus de facteur. Impossible pour lui de parler de Morgane. Mieux valait enterrer cette histoire, l'oublier, maintenant qu'elle était bien noyée dans l'alcool. Une ombre passa sur le visage du rital, mais il la chassa bien vite pour laisser place à son éternel sourire:

-"C'est quand même fou les ragots sur cette île. Un vrai fléau." Dit-il en riant. "Je ne me suis absenté qu'une journée et voilà que le monde s'écroule.".

Il marqua une pause, le temps d'essuyer sa bouche et de passer sa langue entre ses dents pour en chasser des morceaux de viande.

-"J'appelle ça le blues du facteur. Les journées sont tellement répétitives. J'ai craqué. Je me tâte à tout plaquer. Ce boulot me plait, mais des fois j'en ai marre. Trop peu d'action, trop peu d'imprévu. Je suis sûr que je m'en tirerai mieux à être directement gigolo. Je plaisante! En fait, j'me disais que peut être Herbert aurait besoin d'un peu d'aide dans son boulot. Besoin d'un co-équipier. Il pourrait me former. On pourrait être deux flics amis-amis (blague que lui seul peut comprendre). Et puis, j'm'inquiétais aussi pour toi. "

Mathias posa sa culière dans son assiette vide et poursuivit d'une voix plus timide. Il avait l'air d'un chien abandonné, où d'un jeune homme qui hésite à avouer ses sentiments.

-"Je pense qu'on pourrait être un bon trio..."

Mal à l'aise à l'idée de se faire recaler par Rose, Mathias se leva de table rapidement en faisant grincer sa chaise sur le sol. Il avait été tellement déçu de lui-même depuis cette histoire avec Morgane, qu'il avait envie de se trouver un chez lui et de vrai amis. Il pensait qu'en s'entourant de personnes bien, il arriverait peut-être par ne plus déconner de la sorte.

-"Bon alors! Il est où ce bois?" dit-il tout sourire en se frottant les mains. Il était près à suivre Rose et à l'aider.
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Jeu 2 Juin 2016 - 16:22

Le facteur commença à manger avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir, par contre, la grimace qu'il fit en voyant arriver la tasse d'infusion fit rire Rose.

- « On dirait un enfant refusant de prendre son médicament. Je t'assure que ma tisane est bien meilleure que tu l'imagines. Maintenant, si tu y tiens, je peux te faire une décoction d'écorce de chêne, ce serait plus efficace, mais bien moins agréable au goût ! »

Elle le laissa manger tranquillement quelques minutes, et boire sa tisane jusqu'à ce que son regard se face plus clair avant de l'interroger sur son absence de Valsambre. Elle vit l'ombre qui passa fugitivement sur son visage, avant de balayer la question d'un rire, en disant qu'il n'y avait rien d'affolant à s'absenter une journée.

Il éprouva le besoin de se justifier, parlant du blues du facteur, de son métier répétitif. Quand il évoqua l'idée de se faire gigolo, Rose lui lança un regard sévère. Elle ne doutait pas qu'il prenait grand plaisir à multiplier les conquêtes, mais elle doutait qu'il apprécierait d'être obligé d'honorer des femmes qu'il n'aurait pas choisie, qu'il n'aurait pas « chassées ». Et puis, malgré son comportement et ses manières misogynes, elle était persuadée qu'il valait mieux que ça.

Mattias du voir la désapprobation de la jeune femme, aussitôt, il la rassura en lui précisant qu'il plaisantait. Quoi qu'il en soit, il insista sur le fait qu'il en avait marre de son boulot de facteur et en vint au but de sa tirade. Il se demandait si Herbert accepterait de le prendre comme apprenti détective. Rose haussa un sourcil surprit et dubitatif. Bien sûr, elle ne doutait pas que Mattias aurait des arguments pour obtenir des informations, surtout auprès de la gente féminine, mais elle se demandait si de son coté il serait capable de se contenter d'utiliser sa langue pour satisfaire sa partenaire et pas pour parler. Il conclu en disant qu'il s'inquiétait pour elle aussi.

Rose sourit en secouant la tête. Décidément, le facteur avait de la suite dans les idées. Elle savait très bien ce qu'il avait derrière la tête la concernant. Mais, elle devait reconnaître que le jeu était drôle.

-« C'est gentil Mattias, je pourrais presque croire que ton inquiétude est désintéressée. »
pouffa-t-elle « Qu'elle n'est pas du tout motivée par le désir de me mettre dans ton lit. »

Rose se releva et le regarda d'un air plus sérieux.

- « Je sais que tu me caches quelque chose Mattias. Je suis sûre que sur l'oreiller j'arriverais à te faire cracher le morceau, mais je n'ai pas envie d'utiliser mes charmes de cette façon. Je n'ai pas l'habitude de me vendre contre des informations. Si un jour tu arrives à tes fins ce sera sans arrière pensée de ma part. Mais, si tu as des ennuis, tu peux nous en parler. Herbert et moi pourront t'aider. ».

Mais, elle savait que le moment des confidences n'était pas encore venu. Visiblement, les ennuis du jeune homme était récents, et le harceler de question ne servirait qu'à le braquer plus. Il valait mieux tenter de lui changer les idées. Elle s'approcha du rital et se pencha vers lui, lui offrant une vue plongeante sur son décolleté, avant de déposer léger baiser derrière son oreille.

- « Si je te disais que ce soir j'accepte de dormir avec toi, uniquement dormir, saurais-tu rester un gentleman ou tenterais tu de me prendre de force ? »


Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait dit ça, mais le jeune homme l'amusait. Savoir qu'il la désirait l'amusait et la flattait, parce que même si ses maîtresses étaient très nombreuses, c'était toute de belles femmes.

Rose ramassa l'assiette et les couverts de Mattias pour les déposer dans l'évier.

- « Le bois est dans l’appentis à coté de la porte arrière de la cuisine. Va m'en chercher une brassée pendant que je range un peu la cuisine, après, nous irons nous coucher. »


Elle se tourna vers lui et lui fit un clin d’œil avant d'ajouter :

- « Et soit gentil, ne te charge pas plus que nécessaire. Je suis sure que tu es très fort, je n'ai pas envie d'avoir à te soigner pour un tour de rein. »
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Jeu 2 Juin 2016 - 21:45

Le facteur laissa tomber la cuillère en métal dans son assiette. Celle-ci tinta en rencontrant la porcelaine signifiant que l'assiette était bien vide. Il repoussa le tout des deux mains devant lui sur la table, comme pour montrer qu'il était repu. Mathias s'étira en arrière sur sa chaise tout en baillant et en grognant. Un bras derrière la tête, il ébouriffa sa crinière avant de passer une main sur son visage. Il se sentait beaucoup mieux. Son estomac avait redonné un coup de fouet à son foie, et la machine était de nouveau en route. Seule sa barbe naissante le trahissait, lui conférant un air négligé qui n'était pas pour lui desservir. Cela lui donnait un air plus mature, mais juste l'air.

Lorsque Rose pouffa, il ne pu s'empêcher d'admirer son sourire. Cette jeune femme vertueuse, au caractère bien trempée, pouvait avoir des moments plus légers. Des instants où l'on pouvait l'imaginer aussi taquine qu'une adolescente. Elle semblait prendre plus de plaisir à ce petit jeu de séduction que le rital avait initier entre eux deux. Il sourit largement en la voyant entrer dans la danse. Il aimait cela, le jeu de la séduction, les meilleurs moments entre un homme et une femme. Le reste n'était qu'un extra. Tout le plaisir était dans l'attente et dans l'apprivoisement. Dans ces moments de fantasmes et de contacts faussement innocents.

D'ailleurs, la voilà qui se lève et qui se rapproche. Des fantasmes, voilà bien une chose qui ne faisait pas défaut à notre facteur, même après la pire des cuites. Voilà qu'une belle paire de seins blancs laissait entrevoir les prémisses de leur rondeur par dessus le corsage de Rose. La jeune femme, ainsi penchée, offrait une vue imprenable sur ses attraits. Mathias ne dit pas un mot, mais ses yeux parlaient pour lui. Il se voyait déjà plonger son visage au cœur de cette vallée de chair.

Alors qu'il louchait sur cette poitrine qu'il convoitait tant, Rose le priva de son spectacle en se redressant. Il aurait aimait protester, mais n'en fit rien. Et heureusement ! Voici qu'en à peine deux pas elle se plaça à ses côtés. Les paroles amicales de la jeune femme torturèrent l'esprit du facteur. Il aurait aimait être assez fort pour livrer son secret à Rose. Il aurait aimé se soulager de ce fardeau mais, pour le moment, il n'avait pas prit assez de recul sur ce qui lui été arrivé. Il faudrait un peu de temps pour digérer sa propre bêtise et pardonner sa misérable personne.

Un baiser...

La chaleur derrière son oreille et le petit son humide ne laissaient aucun doute. *Wooh wooh woh!* pensa-t-il. Rose venait d'initier un contact physique entre eux deux. Mathias se laissa envahir par l'odeur sucrée qui émanait de la jeune femme. Des milliers de flashs envahirent son esprit échauffé. Des scénettes mettant en action leurs deux corps nus. Il voyait déjà le visage de Rose grimacer de plaisir, la bouche grande ouverte sur des cris incontrôlables. Il repassait en mémoire les tonalités de sa voix, essayant de deviner les sons qu'elle pourrait produire une fois au sommet de sa jouissance.

Mathias secoua la tête. Il fallait redescendre sur terre dès maintenant. Il pressentait que miche-miche été à la limite de se réveiller et, comme si la jeune femme l'avait sentit aussi, elle poussa le vice encore plus loin. Non contente de l'avoir bécoté dans une zone sensible, la voilà qui l'invite dans son lit pour la nuit. Inutile de vous dire que miche-miche décida de prêter l'oreille à leur conversation. A croire qu'il y avait du gingembre dans cette satané tisane de gonzesse.

Le rital se sentit faiblir sous les charmes de la jeune femme, mais il décida de se ressaisir. Le jeu était bien plus drôle quant chacun y mettait sa dose de piment. Il lui dit d'une voix suave:

-"Ce n'est pas mon genre d'user de force. Par contre, je ne peux pas te promettre que tu dormiras..."

Rose débarrassa la table. Peut-être pour garder la tête froide. Elle lui indiqua ensuite où se trouvait le bois et le taquina en lui demandant de ne pas se charger inutilement. Bien sûr, le facteur revint avec une charge de bois monumentale. Les avances de Rose lui avaient fait pousser des ailes. C'est donc tout biceps dehors qu'il porta près de deux brassées de bois qu'il laissa choir à côté de la cuisinière avec fracas.

En vraie fée du logis, la jeune femme avait tout rangé et débarrassé. Mathias se surprit à s'interroger sur la vie à deux. Puis il chassa rapidement cela de son esprit. Elle était mignonne, certes; sexy, carrément; attirante, bien sûr; et un challenge très excitant, mais de là à lui passer la laisse au cou....Jamais. Mathias devait résister à cette tentation. Un Torniolo en pleine santé et un Torniolo en chasse.

Toutefois, pour ce soir, autant profiter de ce jeu de rôle bien agréable. Il aait besoin de rire, d'être heureux et de se changer les idées. Il saisit donc Rose à la taille, la coupant de ses activités de ménages, et la souleva dans ses bras comme une princesse. Elle était si légère à côté du bois qu'il venait de ramener. Il la regarda droit dans les yeux et lui rendit son clin d'œil de toute à l'heure tout en lui disant d'une voix rieuse et taquine:

-"Laissez-moi vous portez jusqu'à votre chambre jolie jeune femme. Je voudrez économiser vos forces pour la nuit qui nous attends. Ce manoir est bien trop sinistre, il est de notre devoir de réchauffer l'ambiance !"

Mathias prit ses airs de grands séducteur. Son assurance naturelle lui faisait oublier son odeur corporelle alcoolisée et sa barbe mal rasée.
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Jeu 2 Juin 2016 - 23:03

Rose savait qu'elle avait mit la patience du facteur à rude épreuve avec son baiser et sa façon de se pencher sur lui. Elle était consciente qu'elle ne le laissait pas indifférent, et surtout qu'il aimait reluquer son décolleté. Elle devait avouer qu'elle aimait beaucoup ce petit jeu entre eux. Quand elle s'éloigna vers, le laissant un peu sur sa faim après sa promesse un peu hardie, elle souriait. Elle aimait le taquiner, et elle était curieuse de savoir s'il serait capable de se contenir aussi bien une fois qu'ils seraient allongés tous les deux, parce qu'elle avait bien l'intention de pousser le jeu jusque là. Elle savait très bien à quoi il pensait à cet instant, et qu'il lui serait probablement bien difficile de résister à l'envie de la toucher.

Instinctivement, elle savait qu'elle ne prenait pas beaucoup de risques, si ce n'est celui de se faire prendre à son propre piège et de lui offrir plus que ce qu'elle avait prévu. Elle savait que Mattias n'était pas le genre d'homme à prendre une femme de force, ce qu'il aimait c'était la chasse, le jeu. Il n'y aurait pas de jeu s'il la brutalisait, et en plus, dans le pire des cas, si son trop plein de testostérone lui faisait perdre la tête, il y avait un loup attentionné dans la cave. Elle ne doutait pas que sa fine ouïe lui permettrait d'entendre les éventuels cris de la jeune femme, et serait prompt à venir la défendre... au dépend de la santé du facteur.

D'ailleurs, il lui affirma que la force n'était pas dans ses habitudes, mais qu'il n'étais pas sûr qu'elle dormirait beaucoup. Rose rit de son assurance.

-« Tut tut tut... je te trouve bien arrogant et bien sûr de toi. »
le taquina-t-elle en le regardant sortir d'un air sur de lui.

Évidemment, il revint chargé comme une mule, et laissa tomber la pile de bois à coté de la cuisinière, avant de venir enlacer sa taille, l’interrompant par surprise dans ses tâches ménagères et lui arrachant un petit cri qui se transforma bien vite en éclat de rire. Elle le laissa la prendre dans ses bras, riant toujours en passant son bras autour du cou du jeune homme. Il lui dit qu'il allait la porter jusqu'à son lit pour qu'elle économise ses forces en vu de la nuit qui l'attendait, qu'il fallait réchauffer l'atmosphère de ce manoir bien trop sinistre.

Rose fronça un peu le nez. Visiblement, le jeune homme n'avait pas passé la nuit précédente uniquement à boire à l'auberge, il avait l'odeur de quelqu'un s'étant roulé dans les marécages.

- « Très bien mon cher, épargnez moi quelque fatigue, et je ne doute pas de dormir au chaud cette nuit. Mais avant de vous accepter sur ma couche, vous ferez usage de mon nécessaire de toilette. L'odeur de l'alcool ne fait pas bon ménage avec celle des sous-bois. » Dit-elle en posant un baiser sur la joue du rital.

Elle lui indiqua où se trouvait sa chambre au première étage.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   Dim 5 Juin 2016 - 10:59

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MessageSujet: Re: Une âme rongée par la culpabilité.   

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Une âme rongée par la culpabilité.
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