Tir Na Bealtaine

Jeu de rôle médiéval fantastique original et non censuré (NC-18)
 
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Informations pour le roleplay
Saison du faucon, Mois de Samonios.
En ce jour, le temps est ensoleillé et le ciel dégagé. La nuit reste fraîche pour la saison, mais les étoiles sont magnifiques !


Journée : 24°C à l'ombre
Nuit : 18°C


Rumeurs

"La forêt n'est pas sûre la nuit, j'ai entendu dire que de jeunes femmes s'étaient faites violer par des créatures étranges et inconnues !"
"Il paraît qu'il y a une annonce coquine sur le panneau d'affichage de Valsambre...!
Oh, et moi qui pensais qu'on ne mettait que des propositions de contrats."

"J'ai entendu dire que des gens capuchonnés traînaient près du cercle de pierre et kidnappaient des nouveaux arrivants."

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 Le coucher d'une Rose

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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Le coucher d'une Rose   Dim 5 Juin 2016 - 10:53

Saison du Faucon,
Samonios,
Plein Lune, Jour 3. (Nuit).

Rose avait rangeait ses épines cette nuit. C'est avec surprise et plaisir que Mathias la sentie entourer son cou de ses bras. Elle alla même jusqu'à lui donner un baiser sur la joue. Le rital était aux anges. Lui si morose ces derniers jours, si malchanceux, voyait la roue tourner enfin. La jolie Rose, elle si indépendante et difficilement accessible, s'attendrissait et baissait sa résistance. Le manoir était inquiétant de nuit et tristement vide. Toutefois, cela arrangeait Mathias d'être en tête à tête avec la jeune femme. Ses yeux commençaient à briller d'envie, tandis que son regard parcourrait le corps si proche de Rose. Il la serra plus fermement dans ses bras et prit la direction du hall d'entrée.

Les escaliers tout en portant son charmant fardeau étaient une rigolade à côté du bois. Il grimpa les marches avec agilité. Le bois vieillit craquait sous leur poids. Mathias se mit à chantonner machinalement de sa voix chaude. La vieille batisse devenait presque agréable, résonnant sous les échos de sa voix. Une fois arrivé à l'étage, deux couloirs s'imposaient à lui. Rose lui indiqua de prendre l'aile droite et le rital s'excécuta. Tournant des talons d'un pas leste, il continua sa route en sifflotant. Première porte, lui dit-elle, et il poussa la porte en douceur. Heureusement pour lui, la porte était juste poussée et non fermée.

La pièce ressemblait plus à un campement de fortune qu'à une chambre de jeune femme. Cependant, elle avait le mérite d'être propre. Un matelas à même le sol, des draps de fortune posés dessus. Une fenêtre pas bien isolée, mais les nuits n'étaient jamais trop fraiches sur Synthori. Mathias posa la belle au sol, droite sur ses deux pieds. Il fit un petit tour de la pièce le visage fermé. Une femme devait être bichonnée, cette chambre n'était pas digne de Rose. M'enfin, lui y serait à son aise et il prendrait soin de garder la belle bien au chaud.

-"C'est pour le moins spartiate... Cela m'attriste pour toi, mais nous y seront bien pour la nuit. Où se trouve ce fameux nécessaire de toilette ma douce?"

Mathias s'approcha d'elle et l'attrapa par la taille, l'attirant doucement vers lui.

-"Où est donc ce loup censé prendre soin de toi? Il sera là ce soir? Quoi qu'il en soit, dès demain, j'irai t'acheter ce qu'il faut pour être à ton aise dans ta chambre. Il est hors de question que tu continues de vivoter ainsi."

Déposant un baisé appuyé à la base de son cou:

-"Je prendrai un lit double pour venir réchauffer tes nuits."

Il lui fit un clin d'œil en s'écartant d'elle. Il était pressé de se laver et plus encore de se coucher.



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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Dim 5 Juin 2016 - 14:23

Rose se demandait si s'était vraiment une bonne idée de proposer au rital de partager son lit, mais, elle se sentait parfois un peu seule dans le manoir les nuits où Herbert était bouclé dans sa cave. Les nuits était un peu moroses et vaguement inquiétante, surtout depuis qu'elle savait qu'ils n'étaient pas seul dans le manoir. Bien sûr, s'il l'entendait crier, elle ne doutait pas qu'Herbert pourrait briser ses chaînes pour venir la secourir, mais cela lui prendrait probablement quelques minutes, de longues minutes pendant lesquelles il pouvait arriver n'importe quoi. La plupart du temps, elle s'accommodait de cette situation. Même si elle n'était qu'une jeune femme, elle n'était pas spécialement peureuse. Et puis, elle avait bien comprit que Mattias avait quelques soucis et se retrouvaient sans abri. Il avait déjà passé la nuit précédente dans la forêt, il avait besoin de se reposer, de passer une nuit au chaud et à l'abri.

Mais, si elle voulait être vraiment honnête avec elle même, elle devait reconnaître que si elle l'avait invité c'était surtout parce que malgré les manières du facteurs et ses réflexions pour le moins misogynes, elle avait de l'affection pour lui, elle aimait sa compagnie espiègle et légère. Elle avait confiance en lui. Et le petit jeu qui s'était instauré entre eux était des plus amusant et lui changerait agréablement les idées.

Le rital déposa son délicat fardeau dans la chambre, jetant un regard dubitatif à la pièce au confort pour le moins minimaliste avant de lui dire que ça l'attristait de savoir la jeune femme logé dans de telles conditions avant de lui demander où se trouvait le nécessaire de toilette. Rose haussa les épaules :

-« J'ai un lit, des couvertures, des mûrs et un toit autour de moi. C'est une sacré évolution par rapport à mes conditions de vie précédentes. Je n'ai pas besoin de grand chose. Et puis, cette pièce n'est pas un boudoir, je n'y suis que pour dormir. »

Elle lui montra le broc d'eau et la cuvette posé sur une vieille coiffeuse au miroir étoilé et aux pieds calé par des des morceaux de bois.

- « Tu as de quoi te débarbouiller ici. Et je te remercierais de ne pas te retourner le temps que je me change pour la nuit. »

Avant de lui obéir, il s'approcha et la saisit par la taille, l'attirant doucement vers lui et embrassant son cou. Rose apprécia se geste de tendresse et la chaleur qui se dégageait du corps de son ami, un peu trop peut être. Malgré elle, elle pencha la tête pour lui offrir plus de facilité à embrasser son cou. Elle devait reconnaître que se baiser avait provoqué une décharge de plaisir dans son corps. Elle allait devoir être vraiment prudente si elle ne voulait pas se laisser aller. L'ambiance de l’Île commençait à avoir un certain effet sur sa libido.

Elle sourit, passant ses bras autour du cou de Mattias.

- « Herbert a ses propres appartements dans une autre partie du Manoir. »
répondit-elle simplement. « Il s'est retiré tôt ce soir ».

Ce n'était pas à proprement parler un mensonge. Le loup était effectivement dans une autre partie du manoir. Il s'y était retiré à la tombée du jour, Rose s'était assurée que ses chaînes étaient correctement verrouillées, avant de fermer la porte à clefs et d'enrouler la chaînette d'argent autour des poignées. Ils espéraient tout les deux que ces précautions seraient suffisante pour éviter une nouvelle fugue de son avatar nocturne.

Elle rit quand Mathias dit qu'il avait l'intention de meubler se triste endroit, et notamment de faire l'acquisition d'un lit double pour venir réchauffer ses nuits.

- « Garde tes sous mon ami. »
lui dit-elle avec un sourire. « Comme je te l'ai dit, cette pièce n'est pas si importante pour moi. Le lit n'est pas si inconfortable. »

Elle le regarda avec un petit sourire mutin, avant de lui tapoter le nez en ajoutant :

- « Et qui te dis que tu seras à nouveau invité à partager mes nuits ? »

Presque à regret, elle s'échappa de ses bras avec un pirouette.

- « Va te laver, et soit gentil de rester dos à moi le temps que je me prépare pour la nuit. ». Elle approcha son nez de celui du jeune homme, comme si elle allait l'embrasser, et pointa son index sur sa poitrine en ajoutant « Si je te vois te retourner, il te faudra trouver un autre abri pour la nuit. ». Rose ponctua sa phrase d'un baiser sur le nez du rital « Ce serait dommage de te priver d'un peu de confort juste pour te rincer l'oeil. ».

Ceci étant dit, et pendant qu'il se dirigeait vers la coiffeuse, Rose souleva un des oreillers de sa couche et en sortit une chemise de nuit qu'elle avait cousu dans un des vieux draps. Elle tourna le dos à Mathias, jeta des coup d’œil par dessus son épaule pour vérifier qu'il obéissait à ses instructions, et commença à se délester de ses vêtements qu'elle déposa soigneusement pliés sur un petit tabouret avant d'enfiler la chemise de nuit par dessus son corps nu.

Une fois prête, elle se glissa sous les draps, s'appuyant nonchalamment contre le mur qui tenait lieu de tête de lit et regarda le rital se débarbouiller.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Sam 11 Juin 2016 - 0:45

Les neurones de Mathias baignaient tellement dans l'alcool qu'il n'avait pas l'esprit de questionner plus Rose sur l'absence d'Herbert. L'excuse qu'elle lui avait fournit lui convenait parfaitement et ne soulevait aucun soupçons chez lui. Par contre, il était très embêté par l'entêtement de la jeune femme. Elle ne voulait pas de son aide financière. Elle savait se contenter de peu et ne ressentait pas le besoin d'avoir plus de confort pour le moment.

Relativisant, il finit par se dire que Rose était juste l'incarnation de la femme parfaite. Elle ne coûte pas cher, c'est une fée du logis, elle n'est pas une grande bavarde et est difficile à conquérir. Elle avait tout pour plaire à l'italien. Et son caractère n'était pas sans lui rappeler celui de sa mère et de ses sœurs.

L'heure du dodo approchait à grand pas, pour le plus grand bonheur de Mathias. Dans quelques minutes il serait allongé contre le corps gourmand de Rose. Mais la taquine s'amuser à le voir languir. Elle lui ordonna de tourner lui tourner le dos pour ne pas la regarder se changer. Enfer et damnation ! Comment refuser à un bellâtre tel que lui de poser son regard sur le corps nu d'une jeune femme? Menace à l'appui, il se devait de respecter cet ordre.

Le facteur se tourna partagé entre l'excitation de sa curiosité et la colère de sa frustration. Il croisa les bras sur son torse les premières secondes, comme pour marqué le coup. Histoire de montrer qu'il boudait de la situation. Puis il avança vers le petit meuble et s'intéressa au nécessaire de toilette posé dessus.

Il versa l'eau froide dans la bassine en faïence et plongea un tissu éponge dedans. Il retira sa chemise qu'il laissa tomber en boule à même le sol. Il avait tellement l'habitude que sa mère range tout pour lui. Il sorti le tissus imbibé et commença à frotter le savon dessus avant de se passer le tissus sur le torse et sous les aisselles. C'était pas aussi efficace qu'une douche, mais il fallait bien faire partir cette odeur de bière et d'absinthe qui émanait de son corps.

Mathias rinça le tissus dans la bassine. Le savon rendit l'eau opaque. Il rinça ensuite son corps doucement tout en sifflotant machinalement. Il avait une belle voix et savait siffler de façon agréable. Il commença à défaire le lacet de son pantalon quand il remarqua du coin de l'œil que Rose était enfin dans le lit. Assise, elle l'observait. Le rital sourit intérieurement et joua la comédie de celui qui ne se savait pas épié. Il laissa le pantalon glisser sur ses jambes et l'envoya rejoindre sa chemise en boule. Idem pour son caleçon en coton. Foutu moyen-âge qui n'offrait pas la possibilité d'avoir un beau boxer moulant dans ce genre de situation autrement érotique!

Le tissus à nouveau savonneux glissa sur les jambes musclées. La toison fit mousser plus que de raison et le rital mis du temps à rincer le tout par la suite. Il prit le temps de bien rafraichir son service trois pièce en sifflant plus fort. Un fois propre comme un sous neuf, il se tourna nu vers la jeune femme. Nul doute qu'elle serait impressionnée par sa virilité naturelle, après tout, la nature l'avait bien gâtée.

Il marcha jusqu'à son sac, traversant la pièce. Il en tira un nouveau caleçon qu'il enfila tranquillement. Un fois prêt, il s'approcha du matelas et vint s'allonger près de Rose. Comme elle était assise, il vint poser sa tête sur ses cuisses, s'allongeant de profil. Il posa sa main sur la hanche de la jeune femme, comme si de rien n'était. Il ne tenterait rien de manière frontale, mieux valait y aller progressivement avec ce type de pouliche.

-"Depuis mon arrivée sur cette foutu île, je pense que je n'avais encore jamais vécu de soirée aussi douce. Je me sens chez moi quand je suis près de toi."

Mathias s'en voulait tellement de s'être laissé abusé par Morgane qu'il se sentait minable. Ce soir, c'est presque un petit garçon qui vient profiter du coucher d'une Rose pour se faire consoler. Il ne dirait rien. Peut-être même qu'il emporterait ce secret dans la tombe mais, à cet instant, il voulait juste un peu de tendresse.

Du moins pour le début de la soirée....pour la nuitée, il ne pouvait rien promettre. Et puis, les femmes se jetaient toujours sur lui. Rose ferait de même. Surtout qu'il n'est pas homme à repousser une si belle femme et encore moins à se dégonfler de l'honorer comme il se doit.


Spoiler:
 
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Dim 12 Juin 2016 - 23:37

Rose sourit un peu en réalisant que Mathias tanguait encore un peu tout en s'efforçant de le cacher. Elle surprit également son regard emplit de frustration et d'amertume quand elle lui demanda de se retourner, mais finalement, il ne se servit pas du miroir de la coiffeuse. Même abîmé, il n'aurait pas manqué de lui donner un aperçut de ce qu'il désirait tant. Elle lui en fut reconnaissante, et se sentit hésiter. Cet acte de bravoure de la part du bellâtre fallait-il une récompense ?

Une fois qu'elle se fut mise en chemise de nuit et installée dans le lit, elle n'eut pas les mêmes préventions que lui. Pendant qu'il se lavait avec un morceau de tissu, sifflotant de façon plus qu'agréable, Rose le reluqua sans vergogne ses cheveux blonds qui bouclaient sur la nuque, ses épaules larges, le tissus de son pantalon jouant sur ses fesses musclées, ses cuisses et ses jambes aux muscles dessinés.

Les points qu'il avait gagné avec elle, il les perdit quand il laissa son pantalon rejoindre sa chemise et joncher le sol de sa chambre. Qu'est-ce qu'il s'imaginait ? Qu'une femme était forcément une adepte de l'ordre et de la propreté ? Rose se donnait du mal pour donner aux pièces de vie du manoir un atmosphère agréable, pour contrebalancer l'air pesant qui y régnait, mais de son point de vue, une maison rangée ne faisait pas un foyer. S'il s'imaginait qu'elle ramasserait ses frusque, le pauvre jeune homme allait être bien déçut !

Elle faillit soupirer quand elle le vit rafraichir son intimité avec une posture satisfaite. Le sourire qu'elle aperçut sur son visage dans le reflet du miroir de la coiffeuse lui fit lever les yeux aux cieux. Rose commençait à se demander ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour inviter un tel séducteur à dormir avec elle. S'imaginait-elle vraiment qu'il lui foutrait la paix et se contenterai de la serrer dans ses bras avant de dormir ? Il allait lui faire passer une nuit blanche... Elle ne dormirait pas plus que les nuit précédente. Elle soupira... Avec Herbert enchaîné dans la cave, et sa peur (justifiée) de fugues, et la découverte du « fantôme » du manoir, ses dernières nuits elle n'avait pas vraiment eut l'occasion de dormir sereinement. Elle avait naïvement pensé que la présence du jeune homme le lui permettrait, mais, maintenant, elle n'était plus vraiment prête à en payer le prix.

La jeune femme dut se retenir de lever encore une fois les yeux au ciel lorsque Mathias se retourna vers elle, nu comme un ver et visiblement très fier de ses attributs... comme une majorité d'hommes. Elle fut tentée de lui dire que la taille n'avait pas vraiment d'importance, qu'elle ne ressentait que peu de plaisir à être prise, et ce quelque soit la taille du membre qui la pénétrait, mais elle se dit qu'en faisant la moindre réflexion sur un sujet aussi sensible ne manquerait pas d'exciter le rital. Il perdit encore quelques points, passant en négatif dans l'esprit de la jeune femme.

Rose s'efforça de rester aussi impassible que possible. Si elle avait eu la chance de posséder un livre, elle aurait probablement fait semblant d'être passionnée par sa lecture, mais, comme ce n'était pas le cas, elle n'avait pas d'autre choix que d'occuper ses yeux en regardant les mouvements du jeune homme d'un air blasé pour masquer l'agacement que ses dernières actions avait fait naître en lui.

Ceci étant dit, elle devait bien reconnaître qu'au moins esthétiquement, le spectacle n'était pas désagréable. Le jeune homme avait un corps bien fait. Ses mouvements étaient fluides et élégants. En le regardant, elle ne put s'empêcher de penser à un chat. Ou plutôt, un chaton. Il avait la grâce et l'élégance des félins, mais une certaine gaucherie et l'ombre d'une naïveté touchante. Elle soupira et détourna les yeux pour s'intéresser aux étoiles qui transparaissait par la fenêtre.

Rose lui fut intérieurement reconnaissante d'aller enfiler un caleçon avant de venir la rejoindre sur sa couche. Même si la situation était déjà en soit particulièrement déplacée, tant qu'il était couvert, elle ne voyait pas le mal. Il lui était déjà arrivé de dormir, en tout bien tout honneur, avec des amis aussi bien masculin que féminin. Mais elle aurait été gênée qu'il se glisse dans les draps dans sa tenu d'Adam.

Il s'allongea en travers du lit, posant sa tête sur les cuisse de la jeune femme, sa main s’égarant sur sa hanche, l'air de ne pas y penser (ben voyons!). Elle ne le repoussa pas. Elle sentait une fragilité en lui. Que son attitude masquait une certaine fragilité. C'est lui qui avait utilisé le terme peu flatteur de « gigolo » pour se définir. Même si elle ne l'avait pas montré, cette réflexion avait choqué la jeune femme. Elle pensait réellement que le jeune homme valait mieux que ça.

Un coup d’œil sur la boussole qu'elle avait reçue en cadeau à l'auberge le soir de Noël lui indiqua qu'il n'était pas son ennemie... même si l'aiguille était légèrement décalée pour ne pas indiquer directement la direction du jeune homme. Pour le moment, elle n'avait rien à redouter de lui, son cœur le lui disait, sa boussole le lui confirmait. Mais, il y avait une ombre sur l'esprit de Mathias.

Rose aurait bien voulu l'interroger, mais elle sentait que ce n'était pas le moment. Elle n'avait pas envie de s'engager dans une discussion éprouvante, et surtout, elle sentait qu'elle ne ferait que le braquer. Quand il lui exprima l'apaisement que ce moment lui offrait, elle fut touchée et papillonna un instant des yeux. A sa façon, il exprimait une certaine fragilité à travers ses mots.

Elle soupira profondément avant de faire glisser ses doigts sur le front de Mathias, plantant ses yeux sombres dans ceux du rital. Rose devait reconnaître qu'elle était contente qu'il soit là. Le poids de sa tête sur ses jambes, son odeur boisée et poivrée qui emplissait la pièce chassaient un peu la solitude et l'inquiétude que la jeune femme ressentait en cette semaine.

- « Moi aussi je suis contente que tu sois là Mathias... »
Elle détourna les yeux et pinça les lèvres, glissant ses doigts dans les cheveux blonds du facteur. « J'avoue que c'est un peu compliqué en ce moment. J'aime sentir la chaleur de ta peau contre moi. »

Elle se sentit rougir. Elle lui en avait dit plus que ce qu'elle voulait. Elle tenta une diversion, se penchant en avant pour poser ses lèvres sur le front du facteur.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Dim 10 Juil 2016 - 15:37

Mathias soupira malgré lui d'aise en sentant les doigts de la jeune femme glisser nonchalamment dans sa chevelure épaisse et indisciplinée. Il la serra un peu plus contre lui, l'enlaçant par la taille. Le visage enfouit contre son ventre, il en écoutait les bruits et gazouillis discrets qui s'en échappait. Et cela le faisait sourire.

Rose bougea doucement et Mathias ne remarqua pas la petite boussole dont elle observait le cadrant. Il se contenta de caresser sa hanche doucement, comme pour l'apaiser. Son taux d'alcoolémie avait bien baissé, mais il était encore en partie sous ses effets. Rose lui avoua le plaisir partagé qu'elle avait à ce qu'il soit présent ce soir. Elle finie même sa phrase en avouant aimer la chaleur de son corps sur sa peau.

Mathias senti son cœur, mais aussi son corps s'emballer. Il avait envie d'être un homme courtois comme le loup-détective, mais cela lui était plus difficile. Peut-être que s'il avait était eunuque...et encore! Avec un aussi joli corps entre ses bras, il se serait emballé aussi. Comment diable Herbert faisait-il pour vivre sous le même toit que cette madone? Et cela sans même avoir tenté de partager sa couche.

Les réflexes du Don Juan qu'il était prenaient le dessus sur ses bonnes manières. Jamais il ne serait violant ou chercherait à forcer la belle. Pour autant, rien ne disait qu'elle ne pourrait pas capituler et fondre sous son charme. Il n'y a rien de plus doux que l'amour charnel entre deux êtres. Surtout lorsque cela vous tombe dessus par hasard. Pourquoi toujours s'encombrer de bonnes manières, alors qu'il est si agréable de libérer ses pulsions.

Discrètement, la main de Mathias joue sur le tissus de la chemise de nuit de Rose. Il sent sous sa paume l'angle enrobé de sa hanche. Avec habilité, ce jeu de caresse soulève à petit feu le tissus sur sa jambe. Le tissus roufle un peu plus sur la hanche et l'ourlet de la chemise glisse sur le genoux de la belle. Mathias ne dit rien, mais sa respiration se fait plus précipitée. C'est très étrange de constater que la peur de voir la jeune femme se dérober attise le feu en lui. Le tissus roufle un peu plus sous la caresse de cette large main. Déjà l'ourlet dépasse le milieu de la cuisse galbée. Le facteur imagine assez bien les frissons parcourant la peau blanche de Rose, se sentant chaque secondes un peu plus mise à nue.

Voilà que la hanche se découvre et s'offre à lui. La tête toujours posé près du ventre de Rose, il ne cherche pas à dévoiler son intimité de femme, respectant un rythme de bienséance dans les pulsions qui l'animent. Les lèvres charnues et chaude du facteur se posent avec lenteur sur la hanche offerte. La large main quitte le tissus pour venir souligner les courbes de cette jambe. Voilà que les dents blanches de Mathias décident de mordre avec douceur la partie osseuse de cette hanche. Voilà sa réponse à l'audacieuse jeune femme. Elle aimait sa chaleur contre elle, lui brûlait d'envie de la croquer toute entière et de la faire sienne.

Le cœur palpitant diffusait une douce et cinglante adrénaline dans tout le corps du rital. La Rose avait-elle des épines? Allait-elle le chasser de son lit pour son audace? Cette peur au cœur, Mathias sent son bas ventre pulser au rythme de ses coquines initiatives. Si elle doit se dérober, alors autant goûter quelques secondes de plus cette peau sucrée. Ses lèvres glissent et s'aventurent dans le pli de la hanche de la jeune femme.

D'une voix rauque, le voilà qui murmure à sa charmante hôtesse:

-"Et moi...j'aime la chaleur sucrée de ta peau sur mes lèvres".
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Mar 12 Juil 2016 - 0:29

Rose sourit en entendant le soupir de bien être qui échappa à Mathias. Il se serra contre elle, et l'enlaça par la taille, posant son visage contre son ventre. La jeune femme savait qu'elle aurait du le rappeler à l'ordre. Après tout, elle lui avait proposé de dormir avec elle, mais elle s'était promise de ne rien faire de plus avec lui.

Mais... elle devait bien admettre qu'elle appréciais plus que ce qu'elle aurait du de sentir les bras de Mathias autour de sa taille, de sentir son souffle chaud contre son ventre. Elle sursauta légèrement et lui lança un regard un peu sévère quand elle sentit la grande main du facteur glisser sur sa hanche, mais n'essaya finalement pas de le repousser. Elle se laissa même aller à fermer un instant les yeux, savourant le réconfort de ne pas être seule cette nuit. La présence de son ami suffisait à chasser l'impression de solitude parfois pesante qu'elle ressentait. La chambre lui paraissait même plus belle, moins froide et austère.

L'air de rien, son visage toujours confortablement enfouie dans contre son ventre, il commença à remonter le tissus de sa chemise de nuit de Rose. Elle rouvrit les yeux et lui lança un regard assassin, qu'il ne remarqua même pas, tant il semblait être bien. Il frottait doucement son son front contre son ventre. Son irritation fondit devant son air apaisé. Après tout, s'il suffisait de ça pour lui l'aider à se détendre, ce n'était pas bien méchant, et puis elle devait bien admettre que la paume chaude et douce du jeune homme suivant les contours de sa hanche lui provoquait d'agréables frissons.

S'il s'était montré exigeant, trop entreprenant, probablement qu'elle l'aurait viré et de son lit, et de sa chambre, et probablement aussi du manoir... mais, il se contenta de poser sa main sur sa hanche. Bien sûr, c'était déjà bien au delà de ce qu'elle avait envisagé de lui autoriser, mais elle se surprit à trouver le contact de sa paume chaude et douce très agréable. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas profité d'un peu de tendresse et de quelques caresses. Après tout, il n'y avait rien de mal... Et puis, la boussole semblait indiquer qu'elle pouvait faire confiance à Mathias.

Mais elle ne voulait tout de même pas qu'il s'échauffe de trop. Elle n'avait pas envie qu'il soit obligé de lutter contre la frustration pour pouvoir trouver le sommeil. Rose commençait à entre-ouvrir les lèvres pour lui signifier de ne pas espérer beaucoup plus, mais ses mots moururent dans sa gorge, se transformant en un hoquet de surprise, quand ses mains furent remplacées par la brûlure d'un baiser, accompagné d'une réflexion sur la chaleur sucrée de sa peau.

Il lui fallut quelque seconde pour se remettre de sa surprise. Secondes que le jeune homme mis à profit pour faire glisser ses lèvres vers un territoire interdit. Rose, décala sa hanche pour la soustraire à l'intérêt de Mathias.

- « Je me permet de te rappeler notre accord mon cher Mathias. J'apprécie ta présence, et je serais déçue d'avoir à m'en priver parce que tu ne sais pas retenir tes pulsions animales. »
Dit-elle d'une voix douce.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Mar 12 Juil 2016 - 18:39

Malgré la voix douce de Rose et sa manière délicate de le repousser, ce fut une vraie douche froide pour le rital. L'excitation était pour lui au plus au point, il la sentait presque fondre entre ses doigts, puis plouf. Voilà que tous ces fantasmes tombent à l'eau. Il fallait s'y attendre avec cette jeune femme. Elle avait de bonnes manières, elle n'était pas une marie couche toi là. Il n'était pas étonnant qu'Herbert la couve autant et la mette sous son aile. Il la gardait sous le coude.

Un vrai gentleman s'intéresse à une vrai lady.

Enfer et damnation!

Mathias allait dormir sur la béquille ce soir, mais ce n'était pas grave. S'il accepte ce soir de rester sage comme une image, il gagnerait sa confiance et, avec le temps, sa vertu. Il pris le temps d'inspirer profondément pour faire redescendre la pression qui tambourinait dans son caleçon. S'il s'écoutait, il lui empoignerait les fesses à pleines mains et l'embrasserait de partout.

Toutefois, il desserra son étreinte et se recula doucement les mains en l'air, comme pour se rendre. Il sourit d'une manière un peu gênée et crispée, avant de s'allonger sur le dos, soupirant près de Rose. Il regarda un instant le plafond miteux Rien de tel pour casser l'ambiance Miche-miche rentra dans son panier et le facteur s'étira en sourdine, pour détendre ses muscles engourdis par l'alcool.

-"Désolé. Autant pour moi. L'alcool a tendance à me désinhiber quelque peu. "

Tu parles...il a bon dos l'alcool...Il était juste fou de cette femme farouche. L'attente la rendait chaque fois plus désirable. Chaque rencontre entre les deux protagonistes attisait la curiosité de Mathias vis à vis de Rose. Vivement que celle-ci en pince pour lui.
Il ferma les yeux en baillant bruyamment.

-"Je ne recommencerai plus. Parole d'homme. Regardes, je dors déjà." Dit-il en riant doucement, les yeux mi-clos.

Ce n'était pas si faux que cela. Il accumulait la fatigue notre bon facteur. Ses péripéties l'avaient secoué et usé.
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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Jeu 21 Juil 2016 - 15:43

Rose sentit que malgré la douceur qu'elle avait mis à rappeler Mathias à l'ordre, il s'était un peu vexé de se faire éconduire. D'un coté elle était désolée pour lui, mais de l'autre, ça lui apprendrait à croire que n'importe quelle femme pouvait se jeter sur lui à la moindre occasion.

Elle avait beaucoup d'affection pour le jeune homme, mais elle n'avait pas envie qu'il la considère comme une nouvelle proie à afficher sur son tableau de chasse. Et puis, il était temps qu'il apprennent à respecter les femmes, à ne pas les considérer toutes comme des traînées prête à sauter dans son lit pour ses beaux yeux ou pour les attributs dont il semblait être si fier.

Quoi qu'il en soit, et avec une mauvaise grâce évidente, il s'exécuta, la relâchant et reculant doucement en levant les mains en guise de résignation. Son sourire était crispé et gêné, et il poussa un soupir à fendre le cœur en se rallongeant sur le dos. Il s'étira avant de s'excuser et de dire que c'était l'alcool qui le désinhibait à ce point, sous entendant que ce n'était pas dans ses habitudes.

Rose rit. Elle avait beau le connaître de puis peu de temps, elle savait qu'il se serait comporté ainsi quelque soit son niveau d'alcoolémie. Et elle devait reconnaître qu'elle ne lui facilitait pas la tâche. Mais c'était volontaire. Elle avait envie de connaître un peu mieux le facteur, mais elle avait envie de connaître sa personnalité et de savoir ce qu'il avait dans le cœur. Elle n'avait pas envie de n'être pour lui qu'un trou parmi d'autres. Oui, c'était ça le fond du problème. Elle ne voulait pas être juste une maîtresse parmi d'autres. Elle voulait compter pour lui. Elle le regarda avec un petit air attendrit.

Il lui promit qu'il ne recommencerait pas. Lui donnant sa parole d'homme et lui assurant qu'il dormait déjà. Elle devina à son rire qu'il lui avait déjà pardonné sa rebuffade. Elle détesta autant qu'elle apprécia le pincement qu'elle ressentit dans son cœur. Oui, elle avait envie de lui, la main chaude et douce de Mathias sur sa hanche avait réveillé en elle un désir qu'elle croyait mort depuis longtemps. En se refusant ainsi, elle le frustrait lui, mais elle se frustrait elle aussi.

Mais elle pariait sur l'avenir. Elle craignait que si elle s'offrait trop rapidement, le jeune homme ne se lasse encore plus vite, et se désintéresse d'elle, la rejetant au profit d'une nouveauté, piétinant les émotions qu'elle commençait à ressentir pour lui, et abîmant un peu plus son cœur déjà éprouvé. Elle voulait à tout prix éviter une conclusion de ce genre.

Bien sûr, elle était consciente qu'avec un Don juan pareil, il n'y aurait pas d'exclusivité, et que leur histoire ne durerait probablement pas très longtemps, mais au moins, elle aurait eu une place dans son cœur et c'est tout ce qu'elle demandait. Elle ne voulait pas que leur amitié naissante soit brisée par la libido galopante du jeune homme. Elle ne voulait pas être un objet pour lui. Elle voulait exister en tant que femme, en tant qu'être doué de sensibilité. Elle voulait être sûre qu'il l'aime, à sa façon, avant de lui offrir son corps.

Rose s'allongea près de lui, et posa un baiser sur sa joue.

- « Tu es un chasseur Mathias, et moi, je ne veux pas être une nouvelle proie sur ton tableau de chasse. Le jour où je m'offrirai, ce ne sera pas parce que je serais frustrée, pas par envie d'être satisfaite par Miche-miche... »

Tout lui parlant à l'oreille du voix douce, elle glissa sa main sous les draps pour flatter la bosse qui déformait le caleçon de son compagnon. Mais elle ne s'y attarda pas, remontant sa main vers la poitrine du jeune homme en se blottissant contre son épaule.

- « Le jour où je m'offrirai à toi, je veux que ce soit toi qui me satisfasse corps et âme. Ce sera parce que tu m'auras prouvé que mon corps compte moins pour toi que ce que j'ai dans le cœur. Le jour où tu m'auras prouvé que ce n'est pas ton corps qui veut jouir du mien, mais que c'est ton cœur qui parle. Je ne veux pas être traitée comme une catin. Ce jour-là, je veux que tu ais autant d'affection et de tendresse pour moi que ce que j'en ai pour toi.  »
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Dim 14 Aoû 2016 - 14:22

Malgré le fait d'être encore bien imprégné d'alcool, Mathias n'en fut pas mois attentif aux mots de Rose. Des paroles justes et pleine d'émotion. Les paroles d'une belle âme. D'une jeune femme pleine de sagesse et sachant s'accrocher à ses valeurs, même sur un île telle que celle-ci.

Rose n'était pas une fille facile. Le facteur pouvait sentir le tiraillement qui la déchirait entre son désir de céder et celui de garder l'esprit clair. Car en effet, au delà de ses beaux principes, elle n'en était pas moins humaine. Toutefois, Mathias se sentit emplie d'admiration devant une telle détermination et d'aussi beaux principes.

Durant des années, le rital n'avait fait qu'enchaîner des conquêtes. Un tableau de chasse dont il n'était pas peu fier. A son arrivée sur l'île, c'était comme si le destin lui offrait un espace sans limite, un espace sur lequel il pouvait exercer son art sans être aux yeux de tous: un salopard. Une vie de rêve pour lui. Les semaines ont passées, et se sont déroulées à l'image de sa vie d'avant.

Toutefois, aujourd'hui, enfin, hier, il en a payé le prix fort. Ce désir de chair, ce plaisir de consommer l'instant, voilà qu'il en payait le prix. Ici, il n'était pas le Roi. Ici, des êtres plus puissants, plus malsain que lui pouvaient lui rendre la vie dure. Désormais, il se savait dans une posture délicate. Morgane avait bien profitait de lui. Son avidité pour le sexe l'avait aveuglé.

Rose. Rose ne méritait pas cela. Elle ne méritait pas de se faire culbuter comme une partenaire de plus. Là. Sans retenue. Sur ce matelas moisi. Non, elle avait des valeurs, elle avait de la valeur. Mathias ne voulait pas faire d'elle une simple conquête Elle avait raison. Elle ne méritait pas de n'être qu'un trophée de plus pour lui. Ses paroles étaient intelligentes et franches. La jeune femme ne cachait pas l'émoi que le facteur lui faisait vivre mais, pour autant, elle n'y cédait pas.

Voilà une belle leçon de vie pour le facteur. Un éclair de lucidité à travers les vapeurs d'alcool qui embrumait son cerveau. Il y avait une autre voie possible. Ne pas céder à ses pulsions, n'était pas le signe d'une rigidité, d'une faiblesse, de tabous mal placé, ne pas céder à ses pulsions, ou du moins, les encadrer, c'était cela qui différenciait les Valsambrois des Locmoriens. Et il était Valsambrois que diantre!

Sur le dos, il ouvrit son bras comme un oiseau étant son aile. Enlaçant le corps gracieux de Rose, il la serra contre lui. Là, lovée, il espérait qu'elle se sente en sécurité et qu'elle commencerait à lui faire confiance. Mathias déposa un baiser chaud sur le front de la jeune femme.

"Tu as raison. Jamais tu ne seras une proie de plus pour moi. Je ne m'autoriserai à te faire mienne que lorsque tu l'auras réellement désirée. J'attendrais que des sentiments plus profonds nous unissent. Je respecte ton opinion et ta personne."

Mathias respira son parfum et la serra plus fort contre lui. Se sentant mal à l'aise d'avoir dit des mots aussi sérieux et sincères, il rougit discrètement. Cette femme le rendait cotonneux et sensible. Il aimait cela autant qu'il se détestait dans cet état. Il se racla la gorge et reprit d'un ton plus léger.

-"Un jour ma belle, tu me supplieras de te chevaucher. Et je t'aimerai avec tellement de fougue et de passion, que tu rougiras encore dans quelques années en y repensant! " dit-il d'une voix taquine, le regard brillant de malice.

Mathias la serra un peu plus contre lui en riant. Une technique bien à lui pour coller les bras de la belle contre son corps et éviter, autant que faire se peut, une claque ou un coup.

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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Mar 16 Aoû 2016 - 1:35

Mathias sembla prendre conscience de ce qu'elle disait. Elle avait vaguement craint qu'il ne décide de partir maintenant qu'il savait qu'il ne la culbuterait pas aussi facilement que ce qu'il espérait. Mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, il ouvrit son bras pour permettre à la jeune femme de s'y blottir, avant de le refermer sur elle, la serrant tendrement contre lui avant de déposer un baiser sur son front.

Rose se pelotonnant contre lui, frottant un peu son nez dans le cou de son compagnon avec tendresse, laissant son odeur poivrée et musqué l'apaiser. Elle avait beau dire, même si elle adorait le taquiner, le provoquer, c'était surtout parce qu'elle avait beaucoup d'affection pour lui et elle savourait d'être ainsi blottie dans ses bras en toute innocence. Curieusement, malgré sa réputation, ou peut être à cause d'elle, Rose se sentait en sécurité avec lui. Elle savait qu'il n'était pas le genre d'homme à prendre une femme par la force. Ce qu'il aimait c'était la chasse, la traque, voir sa proie céder. Et puis, depuis le tout début, il avait été plutôt protecteur avec elle, lui donnant parfois l'impression d'être une petite chose fragile qu'il aurait voulu préserver des dangers de ce nouveau monde.

Elle releva les yeux vers le visage du rital quand il commença à parler, l'écoutant en souriant. Évidemment un jour elle serait sienne, ils le savaient tous les deux. Elle sourit il affirma qu'il attendrait que leur sentiments deviennent plus profonds. Sous-entendait-il qu'il éprouvait déjà quelque chose pour elle ? Bien sûr, Mathias était un coureur de jupon, mais elle était sure qu'à sa façon, il aimait chacune des femmes qu'il honorait. Enfin, tout au moins était-il amoureux de leurs corps. C'est pour ça qu'il avait autant de succès auprès des dames. Chacune d'entre elle avait l'impression d'avoir quelque chose d'unique, même si elles savaient toutes qu'elles n'étaient pas la seule à bénéficier de ses faveurs.

Rose réalisa que finalement, elle n'était pas si différente. Après tout, elle aussi cherchait à toute force d'être unique pour lui, ce qui était utopique et ridicule, et même un peu vaniteux. Mais, ce qu'elle craignait par dessus tout, c'est que l'amitié qui s'était tissée entre eux soit brisée pour une nuit de débauche. Elle ne voulait pas que Mathias se détourne d'elle une fois qu'il aurait eut ce qu'il voulait. A défaut de son amour, elle voulait au moins être sûre de pouvoir conserver son amitié.

Le jeune homme la serra un peu plus fort contre lui et inspira profondément. La légère rougeur qui fonça le hale de ses joues laissa deviner à la jolie brune qu'il était mal à l'aise de s'être laisser aller à des paroles aussi douces et romantiques. C'est que le monsieur avait une réputation à tenir. Une réputation de queutard au verbe haut et gras. Il s'éclaircit la gorge comme pour chasser un trouble avant de reprendre son rôle habituel, lui disant qu'il la chevaucherait avec tant de fougue qu'elle en rougirait pendant des années rien qu'en y repensant.

Ces quelques mots firent naître des images plus qu'affriolantes dans l'esprit de la jeune femme. Elle se sentit rougir alors qu'une onde de désir brûlant se répandait dans son corps, libérant des milliers de papillons dans son ventre. Elle n'était pas de bois, Mathias avait beaucoup de charme, et même si elle refusait de lui céder trop facilement, elle n'en ressentait pas moins le désir. Elle se força à rire et se redressa sur le coude pour planter ses yeux sombres dans ceux de son compagnon :

- « Qui te dit que c'est toi qui me chevauchera ? » lui demanda-t-elle d'un ton tout à la fois taquin et velouté en faisant glisser sa poitrine contre le torse de Mathias pour venir langoureusement cueillir un baiser sur ses lèvres charnues « Juste un petit aperçu de ce à quoi tu auras droit. » ajouta-t-elle d'un ton charmeur

Bien sûr, elle était consciente de la torture qu'elle lui infligeait, mais après tout, il n'y a pas de mérite à vaincre sans combattre, et il n'y avait pas de raison qu'elle seule ressente la brûlure du désir.

Elle se redressa avant qu'il n'ait eu le temps d'approfondir cette étreinte et lui fit un petit clin d’œil :

« Tu verras mon Mathias. Tu verras que la frustration n'a pas que de mauvais cotés, surtout quand on la soulage. » ajouta-t-elle d'un ton espiègle avant de se réinstaller dans le creux de son épaule et de se blottir étroitement contre lui.
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Mathias Torniolo
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Mar 16 Aoû 2016 - 19:44

Rose se blotti contre lui, savourant son étreinte. Enfouissant son joli petit nez dans son cou. Mathias sentit son cœur grossir. Elle était vraiment attachante et différente des autres femmes. Plus combative, plus autonome et moins sensible à ses charmes. Elle était intelligente, brillante et drôle. Tout pour plaire quoi. Ajoutez à cela un corps plus que désirable et vous avez la recette parfaite du bonheur. Oui, voilà, Mathias tenait le bonheur entre ses bras.

Le beau facteur se surprenait même à envisager quelque chose de bien plus sérieux avec elle. Une vraie relation, charentaises et compagnie. Il ferma un moment les yeux, savourant cet instant où lui et elle ressemblait à un couple uni. Il soupira un bref moment, essayant de ne plus penser à se corps ondulant près de lui. Tentant tant bien que mal de trouver le chemin du sommeil.

"Qui te dis que c'est toi qui me chevauchera?"

Foutue bonne femme! Toutes les mêmes! Bonne qu'à remuer le couteau dans le slip! Il venait tout juste de se ranger de son avis, de prendre sur lui et de calmer miche-miche et...BIM...Voilà qu'elle relance la machine. A côté de l'état de tension de Mathias, Francky Vincent c'était du pipi de chat. Miche-miche était au garde à vous et, sentant les lèvres de Rose se poser sur les siennes, Mathias devint fou de désir. Il l'imaginait déjà assise sur lui, ondulant savamment des hanches. Voyait ses propres mains remonter le long de son buste pour venir cueillir cette poitrine rebondissante. Il entendait presque ses soupirs et ses cris étouffés de jouissance.

Okay, là ses oreilles bourdonnaient et son esprit s'égarait. "Du calme, du calme Mathias. Reprends-toi mon gars!" se dit-il. Cependant voilà que Rose jette de l'huile sur le feu avec sa dernière phrase. Prétendant que la frustration avait des bons côtés. "Des bons côtés??!! Où ça??!" Criait-il dans sa tête. Qui à t'il de bon à sentir son sexe sur le point d'exploser? Miche-miche s'agitait sur les boutons de son caleçon comme un prisonnier.

Pire! Voici qu'elle conclu d'un "surtout quand on la soulage". Alors là Mathias applaudissait dans ses pensées cette réflexion. Voilà de belles paroles censées. La frustration ça se soulage. Il votait pour. De toute manière, Mathias était contre l'abstinence. Il n'aimait pas cela. Il voulait bien faire un effort pour elle, mais il ne fallait pas le tenter de trop.

*WARNING TEST! WARNING TEST!*

Des signaux d'alerte clignotaient dans l'esprit de Mathias. Il fallait se contrôler pour ne pas décevoir Rose. Mathias pencha la tête en arrière, l'enfonçant dans l'oreiller, tout en laissant s'échapper un grognement roque. Un soupir, une bouffée d'air. "Miche-miche rends-moi le sang qu'il me manque pour réfléchir" se dit-il.

Mathias attrapa les poignets de Rose avec agilité et la fit tourner sur le côté. Il se plaça derrière elle en cuillère et l'enlaça fermement. Non, il n'allait pas la violer. Il cherchait juste à l'empêcher de jouer avec ses nerfs. Si elle continuait ainsi, il aurait du mal à agir en parfait gentleman. Il n'était pas Herbert...

-"Cesses de me tourmenter vile tentatrice et taches de dormir. Si tu continues ainsi, j'aurai du mal à rester fidèle à ton désir de patience."

Il desserra un peu son étreinte et ne put s'empêcher d'humer l'odeur fleurie de sa chevelure brune.

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Rose Albrech
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MessageSujet: Re: Le coucher d'une Rose   Mer 17 Aoû 2016 - 3:14

Rose comprit immédiatement qu'elle était allée un peu trop loin. Le corps de Mathias se tendit sous ses caresses, et le peu de vêtements qu'ils portaient ne fut pas à même de masquer que Miche-miche était à nouveau au garde à vous.

Malgré tout, Mathias fit de gros efforts pour reprendre l'emprise sur son corps et Rose lui en fut reconnaissante. Même si elle se montrait aguicheuse, allumeuse, il s'efforçait de tenir son engagement. Elle en fut vaguement déçue. La jeune femme réalisa qu'elle n'avait qu'une seule envie... qu'il la rende suffisamment folle pour qu'elle lui cède là, tout de suite. Mais le jeune homme mettait toute son énergie à se contrôler. Elle le vit enfoncer sa tête dans l'oreiller et laisser échapper une expiration rauque et un soupir.

Soudain, Mathias lui saisit fermement les poignet et la fit se tourner sur le coté, dos à lui, venant se coller contre elle et l'enlaçant fermement. Elle haleta de surprise et se sentit rougir. Elle qui avait toujours été très indépendante ressentit une étrange excitation a se sentir ainsi immobilisée et à la merci de son ami.

Tout en la maintenant étroitement contre son corps ferme, il lui reprocha de le tourmenter, la menaçant de ne pas être capable de respecter son désir de de patience. Rose frémit doucement. Oui. C'est elle qui avait imposé cette règle pour l'autoriser à partager sa couche. Elle en venait presque à le regretter.

Mathias desserra un peu son étreinte, plongeant son nez dans sa chevelure libérée. Elle se prit à espérer qu'enivré par la caresse de ses cheveux et leur odeur il irait jusqu'à embrasser son cou. Inconsciemment et comme pour l'y inviter elle pencha un peu la tête. Mais elle savait aussi que Mathias, s'il était un jolie cœur n'en était pas moins respectueux. Il le lui avait d'ailleurs déjà prouvé. Pas ce soir. Ce soir, elle pouvait se dire que l'idée qu'Herbert pouvait accourir au secours de son assistante pourrait suffire à inciter Mathias à contrôler ses pulsions. Mais il y avait eu d'autres occasions où le facteur aurait pu facilement abuser de la fragile Rose.

Il aurait pu le faire au détour d'une ruelle sombre lors de leur enquête à Valsambre, il aurait pu lui tendre une embuscade lorsqu'elle allait dans les bois pour cueillir des plantes, ou sur le chemin lorsqu'elle allait seule à Valsambre ou a l'auberge pour quelques courses. Ou encore plus facile, il aurait pu la guetter lorsqu'elle allait se baigner nue dans les sources chaudes. S'il avait été ce genre d'homme, il lui aurait été très facile de la guetter et de l'agresser pour obtenir par la force ce qu'elle lui refusait depuis plusieurs mois maintenant. D'autant plus facile qu'elle ne se serait pas méfiée de lui au premier abord.

Elle réalisa qu'en fait, il avait déjà fait preuve de beaucoup de patience. Il y avait plusieurs mois qu'ils se connaissaient. Plusieurs mois qu'elle savait combien il la désirait, mais aussi combien il la respectait. Au début elle l'avait parfois éconduit brusquement. Ça n'avait pas empêché le beau jeune homme de se montrer toujours aussi serviable et amical avec elle et ce, même après lui avoir laissé entendre qu'il n'avait aucune chance avec elle. Même si elle le soupçonnait vaguement de la considérer comme un défi à son charme irrésistible, et que c'était une des raison de la constance de ses attentions.

C'est bien pour cette raison qu'elle lui avait ouvert son lit ce soir. Parce qu'elle savait qu'elle avait le pouvoir. C'était elle qui déciderait de ce qui se passerait ou non dans cette chambre cette nuit. Elle savait qu'il ne la contraindrait à rien de ce qu'elle n'aurait désiré. D'ailleurs, si elle y réfléchissait honnêtement, pourquoi avoir invité Mathias dans sa chambre ? L'excuse de lui offrir un abris était ridicule, le manoir était immense. Elle aurait pu lui proposer une autre couche que la sienne.

Si elle voulait être honnête avec elle, elle devait avouer qu'elle se sentait seule depuis longtemps. Bien sûr, il y avait Herbert, mais ce n'était pas là même chose. Elle n'avait jamais même imaginer quelque chose de plus osé que de se blottir contre la fourrure du loup pour se protéger de la fraicheur de la nuit. Ce qui était arrivé plusieurs fois. Elle ne pouvait envisager autre chose que de dormir avec Herbert, un peu comme un frère et une sœur.

Avec Mathias, c'était autre chose. Même si cette idée faisait hurler sa morale de Sainte-Nitouche. Elle n'était pas insensible au charme du facteur... et surtout que, même si elle s'en défendait à toute force, elle avait au moins autant envie de lui que lui d'elle. La seule différence entre eux étant qu'il assumait ses désirs alors qu'elle avait toujours eut un peu peur de cette brûlure qui lui faisait perdre le contrôle.

Il faut dire qu'elle avait vécu quelques expériences malheureuses avec certains hommes, expériences qui lui avait brisé le cœur, lui provoquant des souffrances intolérables qu'elle n'avait pas envie de revivre. Elle avait été déçue, trahie et parfois même salie par certains de ses « amis » qui en fait n'attendait que de pouvoir profiter de ses charmes avant de la rejeter. Elle n'avait pas beaucoup d'amis ici. Elle n'avait pas envie de perdre l'amitié réconfortante et sécurisante de Mathias.

Rose était prise à son propre piège. Elle avait voulu jouer avec le feu, et maintenant le feu la consumait. Elle brûlait de s'offrir au jeune homme dont elle sentait le corps chaud et accueillant contre elle. Elle rêvait de sentir ses longues main douces explorer son corps, de sentir ses lèvres brûlantes sur sa peau. Elle avait envie de se couler contre lui, de goûter la saveur de sa peau qu'elle imaginait tout à la fois épicée et suave. Tout son corps se tendait, des ondes brûlantes parcouraient ses veines à l'idée de ne faire plus qu'un avec lui.

La jeune femme se rendit compte qu'elle se torturait. Et qu'elle se torturait pour rien, puisque l'homme qui la serrait dans ses bras ne demandait pas que mieux que de soulager ses veines douleurs.

Oui, mais, ce n'était pas aussi simple. Rose avait grandit dans un petit village où une réputation de « Marie-couche-toi-là » était vite établie. La profession de son père et la probité de sa mère avait fait qu'elle avait reçu une éducation stricte où la sexualité n'était pas une chose à prendre à la légère. Une fois adulte, Rose avait bien été obligé de reconnaître que sa génitrice avait raison. C'est sa réputation de fille sage qui lui avait permis d'asseoir sa réputation de commerçante honnête.

Alors, oui, elle brûlait d'envie de dire à Mathias de la faire sienne cette nuit, mais elle en était parfaitement incapable. Enfin, elle était incapable de l'exprimer de vive voix ou par des gestes trop clairs... mais, elle savait que si elle ne se tenait pas « tranquille » comme il le lui avait ordonnée, il ne résisterait pas longtemps avant de faire le premiers pas... Elle n'aurait alors qu'à lui céder. La tête lui tourna un peu à cette évocation. Son souffle était un peu lourd quand elle profita du fait qu'il avait desserré son étreinte pour se retourner dans ses bras, se serrant contre lui.

- « hmmm... tentatrice ? » demanda-t-elle d'un air innocent dit-elle en posant ses lèvres contre le cou de son compagnon. « Je ne vois pas ce qui te permet de dire ça. »

Sa peau était douce, épicé, enivrante. Rose ferma un instant les yeux, faisant durer le baiser, suçotant gourmandement la peau du jeune homme. Elle sourit doucement en sentant Miche-miche frémir et palpiter contre son corps. Elle se fichait pas mal de Miche-miche en lui même. Il serait contenté en temps voulu. Mais elle ne pouvait pas non plus l'ignorer puisqu'il faisait parti de cet homme qui lui avait volé une part de son cœur. Parce que oui. Elle devait bien l'avouer, si elle était prête à s'offrir, c'est parce que Mathias avec sa tendresse gauche, ses airs de Don Juan de pacotille, sa fragilité refoulée et sa gentillesse authentique avait réussit à gagner son affection.

Rose n'était pas amoureuse de lui, mais elle l'aimait beaucoup. Il la faisait rire, et ce depuis son arrivé ici. Même pendant ses premiers jours où elle avait parfois subit des moment de désespoir sans fond, il suffisait que Mathias apparaisse pour qu'elle retrouve sa joie de vivre.

Maintenant, elle s'était accoutumée à sa nouvelle vie, mais elle sentait que Mathias perdait de sa « plussoyance ». Un peu comme si quelque chose lui volait son insouciance et sa joie de vivre. Et finalement, c'était peut être ça qui l'émouvait le plus. Elle voulait le garder tel qu'il était. Un peu « chien fou », insouciant, amoureux du moindre jupons qui passait (même si depuis quelques temps, elle se rendait compte qu'elle avait à chaque fois l'impression de prendre un coup de poignard dans le cœur). A sa manière, elle voulait le protéger du mal de ce monde.

Et puis, il était très beau avec ses cheveux d'or aux reflets de feu, ses yeux d'émeraudes et son sourire plein de fossette.

Elle rit un peu contre sa peau, glissant ses mains dans le dos du jeune homme, dessinant des arabesques du bouts des doigts, descendant dans le creux de ses reins, l'incitant à plaquer son bassin tendu contre le sien. Ses lèvres suivirent le même chemin que ses mains, descendant le long de sa gorge, s'attardant sur son épaule, sa clavicule. Elle se serra un peu plus contre lui, ondulant contre lui, alors que ses baisers atteignaient le creux à la base de sa gorge, avant de descendre sur ses pectoraux. Elle savait ce qu'elle le provoquait en lui et c'est exactement ce qu'elle voulait.

Rose était loin d'être ce qu'on peut considérer comme une manipulatrice. Mais toutes les femmes torturées par le désir son capables de se découvrir des aptitudes insoupçonnées. Elle avait envie de lui, mais le lui dire directement aurait brutalisé sa morale. Elle le provoquait volontairement pour qu'il fasse le premier pas.

- « Curieusement, je ne suis pas aussi fatiguée que je le croyais. Je pense que je vais avoir du mal à m'endormir. » souffla-t-elle entre deux baisers. « Il fait trop chaud dans cette pièce. » Ajouta-t-elle d'un ton qu'elle voulait innocent.
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